Deux pianos, quatre mains

De Ted Dykstra et Richard Greenblatt

Avec Gregory Charles et Jean Marchand

Mise en scène de Denise Filiatrault

Théâtre du Rideau Vert, du 25 mai au 30 juin 1999

L'idée de Deux pianos, quatre mains vient de la rencontre de deux pianistes " ratés ", Ted Dykstra et Richard Greenblatt. Les deux auteurs comédiens partageaient une expérience commune : celle d'avoir été d'excellents musiciens durant leur enfance. Pour l'un comme pour l'autre, le rêve d'une carrière de pianiste de renommée internationale ne s'est pas réalisé. Ils ont voulu mettre en scène leurs histoires et cette collaboration a donné naissance à Deux pianos, quatre mains.

Moitié pièce comique, moitié concert, Deux pianos, quatre mains résume le parcours semé d'embûches auquel doit faire face tout jeune pianiste. Leçons particulières, dictées musicales, premiers concours, trac avant un festival, examen d'entrée au conservatoire, toutes ces étapes sont évoquées avec beaucoup d'humour.

La pièce repose également sur le talent des deux comédiens qui sont tous deux d'excellents musiciens. Sur la scène du théâtre du Rideau Vert, Gregory Charles (Ted Dykstra) et Jean Marchand (Richard Greenblatt) réalisent une véritable performance. Ils interprètent tour à tour les parents incompréhensifs, les professeurs exigeants, ou encore les jurys d'écoles de musique.

Le public rit beaucoup aux sketches qui s'enchaînent. Il est vrai que Gregory Charles et Jean Marchand multiplient les parodies et les situations comiques. Aux rires succède un silence religieux, lorsque les deux comédiens s'installent aux pianos. Bach, Beethoven, Mozart, Chopin, la pièce rend hommage aux compositeurs classiques. On est fasciné par la complicité qui existe entre Gregory Charles et Jean Marchand. Les deux pianos se répondent et forment un duo impressionnant.

Deux pianos, quatre mains a déjà été présentée devant 91 000 personnes. Souhaitons longue vie à cette pièce originale du théâtre canadien.

Anne Le Mouëllic

Club-Culture

04.06.99