Retour à la liste Le sceau de Vladimir Elena Arseneva 10/18

Le sceau de Vladimir

Auteure : Elena Arseneva

Éditeur : 10/18

ISBN : 2264025859

Après l’Angleterre, l’Australie, l’Égypte… ou bien encore la Chine des Tang, " Grands détectives " conquiert de nouveaux espaces en explorant la Russie du XI° siècle à travers les aventures du boyard Artem, proche conseiller du prince Vladimir.

Un drame inaugure l’odyssée : le Garde des livres du prince de Rostov est assassiné au cours d’une mission à Zalessk. Vladimir l’avait chargé d’acquérir plusieurs livres grecs fort rares, allant jusqu’à lui confier son sceau personnel. Dérobé par les meurtriers, le sceau du prince peut se transformer entre leurs mains en une arme redoutable. Ce crime odieux devient dès lors une affaire d’état. Fort de son expérience de guerrier et de son habilité diplomatique, Artem, chef des droujinniks, mène l’enquête. Ses investigations le conduiront dans les ruines Berendeï, lieu maudit selon une vieille croyance païenne, un lieu pourtant où Artem ne fera pas que de mauvaises rencontres…

J’étais impatient de pouvoir commencer ce roman qui se passe dans un pays que j’adore. De plus je savais qu’en le lisant j’allais voir défiler devant mes yeux les superbes images d’Alexandre Nevsky de Eisenstein et celles d’Andreï Roublev de Tarkovski, j’entendais déjà les chœurs des moines russes et les mélopées de Shostakovich dont on fête cette année le centenaire. Dès le début j’ai été dépaysé en suivant avec allégresse les tribulations d’Artem et de ses deux acolytes (Mitko et Vassili), les images qui naissaient dans mon esprit étaient bien celles que j’attendais. Si ce n’est que je voyais aussi les drakkars des varrègues descendre le Niepr, je voyais les grandes plaines russes, des tons dans les ocres et les différents sépia.

Seulement plus j’avançais plus un sentiment de malaise est né. D’abord dû à un vocabulaire, un phrasé trop contemporain pour vraiment rendre compte d’une réalité historique. Non que je sois féru de vieilles langues (je trouve que Pierre Naudin, par exemple, alourdit trop ses romans avec un vocable archaïque) mais j’aime un certain équilibre et une certaine crédibilité. Ensuite plus on avance dans le roman plus l’intrigue se dilue, là où elle devrait être plus touffue. Enfin en lisant le final j’ai eu l’impression de me retrouver dans un Tom Raider ou dans Indiana Jones… Là j’ai vraiment pas aimé.

En résumé un petit roman sans prétention qui se laisse lire sans déplaisir mais qui pêche beaucoup par faiblesse.

 

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Claude Guimin

Club Culture