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Titre :  Survivant de l’Holocauste

Auteur :  Monsieur Zev Birger

Éditions :  Odile Jacob, Paris, 2000

 ISBN :  ISBN 2-7381-0853-9

224 pages

 

« Un devoir de Mémoire et de richesse intellectuelle  à mieux comprendre».

 

 

Au printemps 2005, j’ai visionné le film « La Chute », au cinéma.  Ce film relate les douze (12) derniers jours d’Adolf Hitler, l’ancien chancelier allemand.  Au mois d’août dernier, votre chroniqueur  visitait sa bibliothèque pour louer un livre pour sa chronique littéraire, et j’ai déniché un bouquin qui me semblait très passionnant.  Je crois aujourd’hui que je ne me suis pas trompé. Je suis certain que vous aimerez. Ce livre autobiographique que je vous propose s’intitule « Survivant de l’Holocauste ».  C’est fascinant de voir qu’il y avait des images du film qui se transposaient dans le livre.  Ce livre est plus vivant que jamais!     

 

 

Personnellement, je vous recommande de lire ce livre autobiographique  captivant, qui vous accroche du début à la fin.  Votre lecture ne sera pas aride, car elle démontre beaucoup de générosité dans certains détails. 

 

Personnellement, j’ai beaucoup de sympathie pour les peuples opprimés, et pour la souffrance humaine.  À vous, peuple Juif, vous avez de moi toute mon admiration, et tout mon Amour.  J’aime votre profondeur.  Vive la paix!  Bonne lecture à tous!

 

Jean-François Laroche

 

 

Préface de Shimon Peres :

 

Monsieur Zev Birger a émis l’opinion qu’il a le fort sentiment de devoir rattraper le temps perdu, et de reprendre ce qui fut jadis oublié ou perdu.  Durant les premières années de l’État d’Israël, M. Birger a été l’un des fondateurs du Département des Impôts et des contributions indirectes.

 

De par son intérêt personnel pour les langues, la littérature et le théâtre, tout cela l’a mené à encourager fortement le commencement des métiers du cinéma en Israël, ainsi que ceux de l’édition et du design.

 

Par une rencontre avec le maire de Jérusalem, ils ont eu  beaucoup d’affinités ensemble, et le Maire l’a demandé de venir travailler à ses côtés.  À deux, ils ont mis en œuvre de nombreux projets, notamment pour le développement de la Culture, le Tourisme et la Vie économique de la Ville.

 

Monsieur Birger est habité par un grand Amour : celui des livres.  Ce dernier fut nommé Directeur du Bureau des foires et congrès de Jérusalem. 

 

 

Au commencement

 

Zev Birger est né dans la petite ville lituanienne de Kedanya.  Son père s’appelait Pinchas Birger, un ingénieur qui croyait dans l’engagement social. Il était un peintre d’une excellente réputation.  Sa mère demeurait à la maison.   

 

 

Monsieur Birger a grandi dans un foyer extrêmement harmonieux.  Ses parents ont cru toute leur vie dans la nécessité de bâtir un peuple Juif en Palestine. 

 

Monsieur Birger a une épouse qui s’appelle Trudi.  Il a trois (3) enfants qui s’appellent : Oded, Doron, et Gil.  En l’an 2000, Oded et Doron vivent la phase d’adolescence, et Gil est tout jeune.  Oded et Doron ont complété leur service militaire. 

 

Zev Birger a eu l’excellente chance que ses fils et leurs futures familles aient choisi de transmettre les valeurs des parents et de son épouse Trudi, et de la parenté.  Pour eux, les mots amour, chaleur, amitié, responsabilité et tolérance ne sont pas des mots étrangers.  Zev Birger laisse un devoir à ceux qui liront son livre : « Pour tous ceux qui sont concernés, de proche ou de loin : de pouvoir raconter mon histoire. »

 

 

L’invasion allemande

 

Les troupes allemandes ont entré en Lituanie le 22 juin 1941.  La famille Birger écoutait anxieusement les nouvelles radiophoniques de l’Invasion.

 

Les synagogues furent profanées et pillées, les rouleaux de la Torah furent brûlés publiquement.  Des milliers de rabbins et étudiantes furent assassinés. 

 

La famille Birger a tout perdu leurs biens personnels.  Les repas en famille, c’était chose du passé.  Chacun autour de la table mettait une stratégie pour voir et entrevoir l’action des jours suivants.  La nourriture était plutôt rare.  On mangeait souvent des pommes de terre et du pain. 

 

 

Les camps : une souffrance infinie

 

Les sirènes annonçaient un nouveau raid aérien, et on entendait les bombes tomber près des wagons.  C’était notre départ pour l’Allemagne, pour le camp de concentration de Stutthof.  Ensuite, ils partaient pour un camp de travail.

 

Dans les camps, les raisons fusaient à la mort brutale des prisonniers qui n’étaient pas morts au travail ou abattus : c’était l’épuisement et la faim, ainsi que les coups et le fouet sur les corps, donc ce qui créaient malheureusement de nombreuses victimes. 

 

 

Monsieur Birger a perdu toute sa famille, lorsqu’il était malade et affamé. Dans plusieurs des camps, plusieurs mouraient comme des mouches.  Les Juifs vivaient souvent à l’intérieur des conditions exécrables.  Plusieurs souffraient davantage du typhus.  Zev Birger était très lucide, et pris conscience de l’étendue de la folie qui se mettait en œuvre.  Zev Birger se demandait s’il existait un Dieu?

 

 

La Libération : les années d’espoir

 

Les allemands étaient partout : dans tout ce chaos général qui régnait, chacun se précipitait dans un abri de fortune, et tous se sont cachés.  Après le départ des prisonniers, le feu était partout.  La fumée était dangereuse, car les personnes pouvaient s’asphyxier ou brûler à vif. 

 

Quelque temps après, Zev Birger voyait des soldats s’approcher, et ces derniers étaient des soldats très différents des SS : ils portaient des habits et conduisaient des véhicules jamais observés aux yeux de Zev Birger.  En effet, c’étaient des soldats américains en véhicule Jeep.  De grâce, c’était la Libération : on se situait donc le 27 avril 1945.

 

Zev Birger progressait et retrouvait bientôt la santé.  Après la Guerre, des milliers de gens en transit traversaient l’Europe.  Beaucoup de réfugiés et de personnes déplacées voulaient retourner à leur domicile, dans leur pays.  Plusieurs réfugiés juifs voulaient se rendre en terre américaine, pour ensuite se déposer en Palestine, leur Terre d’accueil. 

 

 

Jérusalem : enfin chez-nous

 

Zev Birger a été reçu chez son cousin Haïm à Haïfa.  La vie quotidienne était désormais marquée par les questions de subsistances économiques, et en oubliant maintenant la question de survie, pure et simple. 

 

Professionnellement, Zev Birger devenait Directeur des Douanes, au Ministère des Finances d’Israël.  Ce poste était basé à Jérusalem.

 

 

 

 

 

Cinquante ans plus tard

 

Le 27 avril 1995, Zev Birger a assisté à la Cérémonie commémorative du 50ième Anniversaire de la libération des prisonniers du camp de concentration de Kaufering.  L’ambiance était plutôt froide et quelque peu glaciale, par des souvenirs tristement remis à la surface. 

 

Ses deux enfants ont participé à cet événement, et ceux-ci démontraient un visage grave. Ses deux fils se sont rendus compte très lucidement que leur père était l’un des peu nombreux survivants du camp des Hommes à Kaufering VII. 

 

Lorsque ce grand Monsieur (Zev Birger) récitait la Prière pour les morts, subitement sa voix s’est éteint, pour la première fois de sa vie.  Les scènes du camp revenaient hanter son esprit.