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ISBN 2-02-009917-9
« Je vous présente un beau livre instructif et bien vulgarisé pour bien comprendre l’astronomie : un sujet passionnant. »
Chers lectrices et lecteurs, voici un livre passionnant qui vous donnera le goût de rêver par un beau ciel étoilé, dans le songe d’une belle nuit d’été. Bonne lecture à tous!
Pour vous introduire l’auteur de ce livre, disons de
lui qu’il est un astrophysicien de renommée mondiale. Il est né à Montréal. Il
est Directeur de recherche au Centre national de recherche scientifique de
France. Il travaille au Centre d’études
nucléaires de Saclay. Il a publié aux
Éditions du Seuil deux autres ouvrages dont : Poussières d’étoiles
et l’Heure de s’enivrer qui ont également rencontré la faveur d’un très
grand public.
L’histoire de l’univers c’est, en gros, l’histoire
d’une montagne qui accouche d’une souris.
Cela émerge des différentes approches scientifiques de la réalité :
physique, chimique, biologique et astronomique.
Au début de notre siècle, l’observation du mouvement
des galaxies a projeté la dimension historique sur l’ensemble de l’univers.
Toutes les galaxies s’éloignent les unes des autres
dans un mouvement d’expansion à l’échelle du cosmos. De là est née l’idée d’un début de l’univers. Issu d’une fulgurante explosion, il y a
environ quinze millions d’années, il poursuit depuis cette date sa dilatation
et son refroidissement. L’image d’une
matière historique s’impose maintenant de toute part. Comme les vivants, les étoiles naissent, vivent et meurent, même
si leurs durées se chiffrent en millions ou en milliards d’années. Les galaxies ont une jeunesse, un âge mur,
une vieillesse.
Il existe des milliards de galaxies comme la nôtre
dans l’univers. Ces galaxies se
groupent elles-mêmes en amas de galaxies.
Et ces amas s’assemblent en super-amas.
Cette structure hiérarchique des objets est une des caractéristiques de
l’architecture de l’univers. Nous la
retrouverons au niveau des atomes, comme au niveau des organismes vivants. Dans l’espace, il semble bien que les
super-amas soient le dernier échelon de la hiérarchie. Ils se succèdent inlassablement, et forment
une sorte de texture sans limites que nous appellerons le fluide-univers.
C’est grâce à la lumière que nous observons le
monde. Cette lumière ne se propage pas
instantanément. Dans certains cas, elle
met des millions voire des milliards d’années à nous arriver. Ce fait va profondément influencer notre
vision du monde. Il nous rendra l’image
du passé.
Il n’est pas facile de se représenter par
l’imagination l’expansion de l’univers.
Un ballon qu’on gonfle s’étend dans l’espace libre qui l’entoure. Mais l’univers comprend tout ce qui
existe. Dans quoi peut-il
s’étendre? Si l’imagination perd pied,
l’intelligence logique, elle, se sent plutôt à l’aise. Nous avons tous les outils mathématiques
nécessaires à l’étude d’un fluide infini, en expansion ou en contraction. L’existence d’une frontière ou d’une limite
serait plutôt ici un embarras…
L’enfant qui s’éveille à la réalité découvre que le
monde a existé avant lui. Le jour de sa
naissance n’est pas le début du monde.
Il se fait à l’idée d’une « préhistoire » antérieure à lui. Dans la même optique, il est naturel de se
demander ce qu’il y avait avant le début de l’univers. Disons
il y a trente millions d’années.
Nous allons au spectacle. Devant nos yeux vont se dérouler les jeux de la matière qui s’agence. La nature, en gestation perpétuelle, va
accoucher de la vie. On peut distinguer
quatre grandes phases de cet accouchement.
Ces phases correspondent aux lieux où se poursuit la gestation :
l’univers explosif dans son ensemble, puis le cœur ardent des étoiles, puis
l’espace glacé entre les astres, et finalement la tiédeur de l’océan primitif.
Deux séquences préliminaires vont nous aider à
comprendre les règles du jeu. Dans la
première, nous observerons ce qui se passe quand on chauffe un bloc de fer
jusqu’à des températures extrêmes. Les
états dans lesquels il va, tour à tour, se trouver nous ferons voir à l’œuvre
les différentes forces de la nature.
Comment naissent les galaxies? Par quels phénomènes, par quels mécanismes,
par quelles actions plus ou moins spectaculaires, une masse de matière
parvient-elle à s’isoler au sein de la vaste purée originelle? Comment réussit-on à échapper à l’expansion
omniprésente, à se refermer sur elle-même, pour former, selon l’expression
d’Emmanuel Kant, un « univers-île »?
Peut-être verrons-nous alors des galaxies en train de naître… Pour l’instant, nous en sommes réduits à des
conjectures. Nous représentons les
embryons de galaxies comme de vastes nébuleuses informes, contenant autant de
matière que plusieurs centaines de millions de soleils, et animées d’un
mouvement de rotation sur elles-mêmes.
Leur composition chimique? Elles
l’ont héritée de la nucléosynthèse primordiale. De l’hydrogène, de l’hélium, un peu de lithium, pas d’atomes plus
massifs.
La Lune tourne autour de la Terre. La Terre et les autres planètes tournent
autour du Soleil. Tous les corps du
système solaire obéissent à la loi de la gravité universelle. Tout ici respire l’ordre, l’harmonie, la
stabilité et l’éternité. Il y a, en
apparence, pas de place pour l’historique.
Et pourtant, la loi de Newton exige que l’orbite de la Terre soit une
ellipse. Rien de plus. Elle n’exige pas que cette orbite soit
décrite dans un sens plutôt que dans un autre.
Qu’est-ce qui fixe le sens du mouvement de la Terre autour du
Soleil? Pourquoi les orbites des
planètes et des satellites sont-elles à peu près toutes dans le même plan? Cela échappe à la loi de Newton.