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LA VOIX SUR LA MONTAGNE

LA VOIX SUR LA MONTAGNE

De Maxime Houde

(roman policier)

 

Éditions ALIRE

ISBN :  2-922145-40-9

274 pages

Prix :  13,95$

 

Synopsis

 

On a volé un collier de grande valeur à madame Dufresne, une vieille dame acariâtre d’Outremont.  Coveleski, qui a reçu le mandat de retrouver le collier, porte d’abord son attention sur les domestiques.  Tous semblent au-dessus de tout soupçon, sauf Dan Cloutier, un ex-chauffeur au passé joliment chargé.

 

Puis il scrute la piste familiale, et là l’enquête se complique :  les enfants de madame Dufresne ont tous rompu les ponts avec leur mère, sauf Henri-Paul, un homme autoritaire qui n’apprécie guère l’ingérence d’un détective dans les affaires de la famille.  Et il y a Jeanne, la belle-fille de madame Dufresne, et surtout Sylvia, sa fille, trop délurée pour ses dix-sept ans….

 

En bon enquêteur, Coveleski a fait jouer ses contacts pour retrouver le bijou.  Et un soir, tout dérape :  il est sauvagement agressé au lac des Castors en tentant de récupérer le collier, son indic est assassiné et, pire, voilà qu’il a la police sur le dos !

 

Mais, sur la montagne, alors qu’on le tabassait, Coveleski a reconnu une voix…..

 

1947, un bureau de la rue Sainte-Catherine, dans un immeuble en brique grise du centre-ville.  Un journaliste du « Journal du Montréal Matin » - Claude, un spécimen de kiosques à journaux – Émile, une jeune secrétaire fidèle, venue de la campagne – Emma, et enfin, un détective privé  - depuis deux ans - du nom de Coveleski et un salaire de 25$ par jour pour mener l’enquête.

 

L’auteur nous invite dans un Montréal d’après guerre, des lieux coquets, des clubs de nuit peu recommandables, le Mont-Royal, les convenances, us et coutumes de l’époque, tout nous interpelle et sonde notre mémoire.  De plus, l’auteur utilise une plume pétillante, coiffée d’images et accompagnée de descriptions savoureuses, des gens sympathiques et une intrigue familiale gorgée de secrets.  Tous les éléments de cette enquête se suivent indice après indice, l’image du casse-tête se dessine sans trop dévoiler le dénouement mais juste assez pour nous garder en haleine. 

Une écriture visuelle d’action, de bons dialogues, son personnage principal – Coveleski - se raconte à la première personne - « Je ».  Nous découvrons un type généreux, audacieux, secret, charmant, perspicace, curieux et quelques fois téméraire, ses méthodes ne sont pas toujours conventionnelles.  C’est Coveleski.  Il n’est ni un intellectuel, ni hautain, il n’aspire aucunement à une vie sociale élaborée et encore moins la vie de luxure avec les grands honneurs et la première page des grands quotidiens.  C’est pourquoi il plaît tellement dès le premier chapitre.  Cependant, il promène toujours une tristesse en retrait……

 

Nous avons l’impression de lire le livre de bord du policier.  Ce faisant, Maxime Houde allège l’écriture et la dynamique s’installe rapidement.  Il utilise une écriture simple, directe, des répliques courtes et sans détours inutiles et son langage est familier.

 

Maigret, Arsène Lupin, Hercule Poirot et bien d’autres détectives légendaires, meublent notre mémoire depuis très longtemps mais aujourd’hui nous avons le plaisir de découvrir des auteurs de chez nous possédant le talent, l’imagerie et la qualité d’écriture.  Maxime Houde, malgré son jeune âge, porte en lui tous les atouts et surtout le style pour devenir un excellent écrivain de roman policier.  Son personnage principal, l’enquêteur privé Coveleski n’a pas fini de nous étonner.  Peut-être apprendrons-nous à mieux le connaître – ses origines, sa famille, sa jeunesse, ses problèmes personnels  etc….

 

Un premier roman réussi !

 

(Puisé dans la biographie de l’auteur présentée par la maison d’édition)

Maxime Houde est né en 1973 dans la métropole québécoise et il y demeure depuis.

S'il a complété récemment des études en traduction à l'université de Montréal et surtout occupé, depuis sa graduation, différents emplois dans différents domaines, c'est qu'il a consacré une grande partie de ses dernières années à la rédaction de romans policiers.  D'où la parution de la toute première enquête de son détective privé Stanislas Coveleski, « La Voix sur la montagne », alors qu'il n'a toujours pas trente ans.  Maxime Houde nous promet que cette enquête sera suivie par bien d'autres.

 

Bonne lecture !

 

Francine Charrette

Club-Culture