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LE ROUGE IDÉAL

LE ROUGE IDÉAL

 

ALIRE

Auteur :  Jacques Côté

429 pages

ISBN :  2-922145-56-5 063

Format :  livre de poche

 

Genre :  polar

Auteur de « Nébulosité croissante en fin de journée »

 

Retrouvez l’inspecteur Daniel Duval, spécialiste des profils de criminels de meurtres en série…..

Nous l’avons laissé dans les bras de la belle doctoresse qu’il avait rencontré lors de son enquête sur l’affaire Hurtubise…..

 

Synopsis

À Québec, une série d’événements sème la terreur :  un message sanglant a été écrit sur un mur des corridors souterrains de l’Université Laval;  une chienne a été horriblement mutilée;  une main a été découverte plantée sur un piquet de clôture du collège Jésus-Marie avec, enroulé autour d’un doigt, un bout de papier portant les mots « Mes amours décomposés ».

 

Daniel Duval, lieutenant à la Sûreté du Québec, mène l’enquête, aidé, pour la première fois depuis l’accident, de son coéquipier Louis Harel (Loulou), maintenant cloué à un fauteuil roulant.  Mais pendant que les enquêteurs suivent toutes les pistes imaginables et que les experts du Laboratoire de sciences judiciaires tentent de faire parler le moindre indice, le meurtre sordide d’une jeune femme dans le cimetière de Sillery confirme leur pire crainte :  un tueur fou est en liberté dans la ville…..et tout porte à croire qu’il est engagé dans une terrible spirale de violence !

 

J’aime l’imaginaire de Jacques Côté.  Un petit détail devient un outil subtil, ses personnages et son enquête, toujours bien documentés et pleine de rebondissements.  Ici, le meurtre embrasse la poésie troublante et sensuelle des poètes maudits….Rien ne peut assouvir la nature morbide et diabolique du meurtrier.

Dans les couloirs de l’Université Laval, l’auteur nous convie à une chasse halletante pour retrouver au plus vite la ou les responsables de meurtres sordides de jeunes gens, tous unis par le lien de la « mort », de la révolte….de jeunes gens brillants, universitaires qui semblent troublés par quelque chose ou quelqu’un.

Déziel, un professeur en philosophie controversé, étrange et excentrique, une professeure de littérature morte de peur à cause de menaces de l’un de ses étudiants qu’elle soupçonne mais sans preuves…., un club de « Punks », des jeunes désabusés etc…

Il semble y avoir un club secret – Thanatos – un club très sélect.

Cependant, plusieurs des membres ont des comportements étranges, deviennent petit à petit de plus en plus secrets, délaissent leurs cours, touchent à la drogue etc…..Puis, un jour, on retrouve une jeune femme, morte dans sa baignoire, supposément suicidée, une autre affreusement mutilée, crucifiée entre deux pierre tombales dans un cimetière, un autre pendu etc….

Tout a commencé par des messages morbides affichés sur les murs de l’Université.  Tous font référence à des passages de poèmes des poètes maudits.

 

Le patron de la criminelle, confie l’enquête à Daniel Duval à la condition qu’il retrouve son ami Loulou (le Gros), son compagnon fétiche et effronté qui malgré ses déboires, a retrouvé le goût de vivre par la prière et la foi…..tout cela sans avoir perdu une once d’humour et de sarcasme :  « Écoute, Fanfreluche, dit Louis en postillonnant de colère, si t’as de quoi à voir dans la mort de Rosalie Nantel, t’as intérêt à attacher ton savon à ton poignet parce que je connais des gars en dedans qui vont se faire un plaisir de mousser ton petit cul plein de crotte.  Et moi, je vais te crisser un set carré de galoches qui va te faire regretter les danses en ligne de ton grand-père………je n’accepte pas qu’un peigne-cul comme toi, un taré de l’évolution animale, déshonore la mémoire d’une jeune fille bien. »

 

L’enquête nous amène dans des lieux sordides comme celui de Lizotte – un petit punk, étinérant.  La description imagée de l’auteur nous tient en haleine, du début à la fin :  « L’antichambre de la vermine, Dresde en microcosme après un bombardement…..ressemblait à un tableau abstrait de Jackson Pollock…… »

 

Daniel Duval n’est pas le héros des policiers américains – paumé, alcoolique, révolté, brutal dont la vie privée est sans-dessus-dessous….C’est tout à fait le contraire et c’est pour cela qu’il est sympa et crédible.  C’est un passionné, il adore sa profession, il est bon dans ce qu’il fait et il le sait.  Intelligent, veuf et père d’une adolescente musicienne, il a les deux pieds sur terre.  Il a également un côté déjanté, effronté et téméraire que nous retrouvons dans Loulou, son antithèse et certainement le plus attachant de ses confrères de travail avec qui il a une complicité.  Ils se complètent, voilà tout !

 

Nous retrouvons aussi Madden avec son chien Sneak, un berger allemand, vedette de l’escouade canine.  Il se prépare pour passer pour la seconde fois son examen en vue de l’obtention du grade de caporal devant deux policiers frustrés…deux vraies fouines…Pouliot et Malo.

 

Un polar sur la nécrophilie assez bien tourné…..Pas facile comme sujet !

Comme entrée en matière, Daniel Duval se retrouve sur les lieux d’un incendie suspect où l’on retrouve une femme brûlée dans son lit carbonisé….Tout semble faire croire à un incendie accidentel provoqué par la cigarette mais après des prélèvements poussés et quelques photos des lieux, il semblerait que cet incendie serait un incendie criminel et que le corps de la femme montrait des lésions – suites à des coups portés, donc, un crime…..Le coupable sera démasqué rapidement……Et, pendant ce temps, aux nouvelles, un journaliste rapporte deux incidents :  on a retrouvé un chien horriblement mutilé puis un message étrange laissé sur les murs de l’Université Laval…….Pour Daniel Duval, ces deux incidents le glacent….Il ne peut s’expliquer pourquoi mais il a l’étrange impression que ces deux incidents ne sont pas liés à une farce d’un étudiant, un fait isolé au contraire, ce n’est que le début d’une histoire de crimes….une progression de plus en plus grotesque…..Durant une partie de chasse avec des amis, Daniel Duval apprend qu’une main en décomposition a été retrouvée sur un piquet….à l’Université Laval à Québec.  Le message qui l’accompagnait était le fruit du même auteur que celui du chien évantré il y a quelques jours. 

Après ces macabres découvertes, les enquêteurs basculent dans l’horreur.  Cette fois-ci, il y a un cadavre.

 

Qui a pu poser ces gestes ?  Et pourqoi ?

 

En compagnie de spécialistes en la matière, nous retraçons le responsable.  Étape après étape – rencontres de suspects, on remonte la filière avec beaucoup de tact et de précision.

 

Amateurs de polars – « Le Rouge idéal », une enquête intelligente, truffée de surprises.

Personnellement, je le trouve un peu trop long…..le dernier quart de l’enquête aurait pu se dérouler plus rapidement….sans dommage !

 

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Bonne lecture !

Francine Charrette

Club-Culture