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Un doigt de brandy
dans un verre de lait chaudMichèle MatteauÉditions
L'InterligneIllustration : Psenak/Quesnel
Collection : Vertiges
Prix Christine-Dimitriu-Van-Saanen
348 pages
24.95 $
Cet automne, Michèle Matteau, auteure de Cumberland dans l’Est ontarien, a
remporté le prix Christine-Dumitriu-Van-Saanen 2005 décerné par le Salon du livre de Toronto
en partenariat avec le gouvernement du Québec,
qui dote ce prix d'une bourse de 5000 $, pour son roman Un doigt de brandy dans un verre de lait
chaud, publié aux Éditions L'Interligne. Le prix porte le nom de la
fondatrice et directrice générale du Salon du livre de Toronto. Le jury,
constitué de M. Yves Breton, romancier (région d'Ottawa), Mme Jeanne Sabourin,
lectrice (Toronto), et M. Daniel Chouinard, professeur de littérature (U. de
Guelph) s'est penché cette année sur 23 oeuvres littéraires (romans, poèmes,
nouvelles, essais, livres pour la jeunesse) d'auteurs franco-ontariens ou
publiés par une maison d'édition franco-ontarienne.
Ce roman fait partie
d’une trilogie, À ta santé, la Vie!
Le premier tome, Cognac et Porto, publié en 2002,
aux Éditions l’Interligne, a d’ailleurs obtenu le Prix Trillium. En
1975, Danielle, le personnage principal, se retrouve à Hampton. Elle tente un
nouveau départ autant dans sa vie personnelle que dans sa vie professionnelle.
Désillusionnée par son mariage, l’héroïne, une enseignante, passe par toutes
les émotions, se remet en question, se lie d’amitié pour d’autres femmes qui
ont connu les blessures de la vie, se redécouvre, perd ses masques, renoue avec
ses filles qui lui en veulent d’être partie et arrive à un certain équilibre.
La fin se boucle intelligemment sur l’espoir et après avoir fermé le livre, je
savais que je n’avais plus le choix, je lirais le deuxième tome, Café crème
et whisky.
Dans ce second tome de la trilogie, sorti en mars 2003, on se situe treize ans plus tard. Nous apprenons à mieux connaître Robert Leclerc, l'ex d'Édith, et Gérard Legault, l'ex de Danielle. La fin de la cinquantaine s'avère déchirante pour ces hommes et ces femmes qui doivent affronter leurs passés respectifs, se débattre entre deux générations et prendre les difficiles décisions qui s'imposent.
Maintenant, dans Un
doigt de brandy dans un verre de lait chaud, on retrouve les savoureux
personnages des deux ouvrages précédents. Danielle prend une retraite hâtive
motivée par un coup du destin. Va-t-elle le regretter ? Édith connaît enfin le
grand amour, peut-être pour la première fois de sa vie. Va-t-il durer ?
Qu’est-ce que la vie réserve encore à ces hommes et ces femmes qui sont
maintenant dans la soixantaine? Le deuil de leur jeunesse, assurément. Mais
également un grand amour de la vie, toujours renouvelé, et de ses nombreux
petits plaisirs. À ta santé, la vie!
Un doigt de brandy dans un verre de lait
chaud est un roman qui traduit les joies et les peines d’une génération qui
a ouvert la voie. C’est un roman réaliste écrit avec beaucoup d’humour et une
implacable lucidité,
Selon M. Alain Thomas, président du Comité du prix pour le Salon du livre de Toronto : « Le jury a souligné l'humour et la finesse des observations sociales et psychologiques de l'auteure, tout comme il a apprécié l'étendue des questions relatives à la transition de la vie active à la retraite chez les personnages. Il a également mis en évidence la variété des situations vécues, allant de l'appréciation bien épicurienne des menus plaisirs de la vie quotidienne à la volonté de surmonter les deuils et toutes les autres épreuves qu'amène le passage à la soixantaine avancée. Enfin, le jury croit que cette oeuvre saura toucher le grand public, plus particulièrement les baby-boomers appelés à relever le défi d'une retraite réussie. »
Psycho-pédagogue, enseignante, recherchiste, scénariste de films documentaires et d'émissions télévisuelles, collaboratrice à divers magazines, rédactrice de textes pédagogiques, l’auteure, présidente de l’Association des auteur.e.s de l’Ontario français, a toujours donné à l'écriture une place essentielle dans sa vie.
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Pour Club-Culture