
Bonjour Luc !
Qui est Luc Marquis ?
Luc, c'est un petit gars qui est né à Laval et qui vit toujours à Laval. À 14 ans, j'ai eu mon premier travail d'été. Il y a quelqu'un qui m'a alors dit : je vends ma batterie...J'ai convaincu ma mère et j'ai acheté la batterie. J'ai commencé à jouer avec des copains dans ce que l'on appelle des 'band' de garage. J'ai vraiment aimé cela et je me suis rendu compte que c'était vraiment de la musique que je voulais faire. Le cégep approchait et j'ai appris que l'on pouvait aller étudié en musique. Je suis entré au Cégep Lionel-Groulx en batterie jazz. Lorsque j'ai terminé mon cégep, je me suis alors rendu compte que ce que je voulais vraiment était d'écrire des chansons et chanter. Vers la fin du cégep, j'avais déjà commencé à écrire des chansons. Je ne croyais pas être capable de faire cela un jour. J'ai commencé à participer à des concours, comme Granby. Malheureusement, j'ai été refusé. J'ai ensuite passé une audition à l'école Prochant. J'ai été accepté. J'ai alors étudié pendant deux ans. C'est vraiment à partir de là que tout à débuter.
Pourquoi Granby t'ont-ils refusé ?
Par manque d'expérience. J'étais jeune et tout nouveau dans ce domaine. J'ai fait plusieurs concours, mais les concours et moi ne sommes pas bons amis.
Quels sont les thèmes que tu aimes aborder dans tes chansons ?
En général, les thèmes m'arrivent comme cela. Je les marque dans un calepin et quelquefois j'ai envie d'écrire là-dessus. C'est vraiment quand j'ai le goût. C'est spontané. Mon calepin contient beaucoup de sujets. Quand j'ai un flash, je l'écris. En général, ma liste se remplit, mais j'écris sur un nouveau sujet.
Quelle est ton influence musicale ?
J'adore le jazz. Au secondaire, j'écoutais de la musique québécoise. J'écoutais des groupes rock genre Iron Maiden, qui était du heavy metal, mais je n'avais pas de style plus jeune. Mais au cégep, j'écoutais énormément de jazz. J'aime tout. J'écoute beaucoup de musique en français et aussi des musiques anglaises genre Pearl Jam, Tragically Hip. J'ai une préférence pour la chanson québécoise. Mon préféré, dans la musique québécoise, reste Gaston Mandeville.
Malgré ton expérience comme batteur, tu n'es pas le batteur de l'album !
Non, c'est Martin Marcotte. Il y a beaucoup d'arrangements qui ont été faits par Michel Montreuil. On travaille ensemble depuis un an. De temps en temps, on se produisait en spectacle. C'est aussi un arrangement de groupe.
C'est ta première expérience en studio ?
Oui. L'album a pris environ un mois et demi à produire. Pas à temps plein dans les premières semaines, mais quand même. Deux semaines intensives à huit heures par jour pour l'enregistrement. Deux ou trois jours par semaine pour le vocal. Au niveau des instruments, cela s'est fait quand même assez rapidement. Je voulais d'ailleurs mettre plus de temps sur les voix. Pour moi, c'était important. C'est là-dessus que nous avons travaillé.
Comment tu vois le futur ?
Nous avons des spectacles pour la Saint-Jean. Le 19 juin, nous serons dans un sous-sol d'église au 3747 rue Berri. Nous faisons un spectacle bénéfice pour un groupe scout. Le 23, nous serons au Parc Georges VI à Terrebonne et le 24, nous serons au Parc de la Commune à Varennes.
Au sujet de ton groupe, est-ce que ce sont des musiciens avec qui tu as déjà joué?
Nous sommes cinq musiciens. Michel, le pianiste est un ami du cégep. Nous avons travaillé ensemble sur des comédies musicales. Martin Marcotte était le copain d'une amie à moi. Martin m'a référé Mathieu et Jean Garneau. Ce sont les musiciens qui me suivent.
Peux-tu nous parler le Programme des jeunes volontaires !
Il faut d'abord aller au Centre d'Emploi. Là, ils nous fournissent de l'information et les papiers que nous devons remplir. Nous devons monter un petit dossier expliquant le projet, avec un budget. Ils nous réfèrent aussi à Carrefour Jeunesse. C'est Carrefour Jeunesse qui nous cédule un rendez-vous avec le jury. Le jury se réunit, je crois, deux ou trois fois par année. On doit répondre à des questions devant jury.
Est-ce qu'ils ont l'habitude de faire la promotion des jeunes groupes ?
Il y a plusieurs groupes ou chanteur qui ont bénéficié de ce programme : Kevin Parent, Noir Silence. Mais ce programme n'est pas strictement dédié au niveau des arts. Je crois que cela fait treize ans que ce programme existe. Mais on n'en entend pas parler beaucoup.
Tu as écrit que tu avais troqué ton manche à balai pour ta guitare. Qu'est-ce que ton manche à balai ?
Mon manche à balai, c'était mon micro. Quand j'avais 6 ou 7 ans, j'écoutais beaucoup Elvis et Tom Jones. Je criais plus que je chantais. Je marmonnais des mots en anglais. Il y a eu une année où quand je revenais de l'école, je m'assoyais sur mon petit banc au bord de la rue avec mon manche à balai et je chantais comme Elvis pendant une demi-heure. J'ai fait cela pendant un été de temps.
Ton album, c'est une production indépendante ?
Oui. Je cherchais des sous pour faire une maquette de qualité. Nous avons produit l'album pour nous permettre de frapper aux portes de maisons de disque et de leur montrer le produit. Au départ, c'étais une maquette. Mais finalement, la qualité est bien supérieure à une maquette. C'est en fait devenu un album.
Quelle promotion entends-tu faire ?
Nous avons plusieurs contacts grâce au lancement que nous avons fait dernièrement. Pour le moment, il n'y a rien en vue, mais on projette de travailler là-dessus durant tout l'été. C'est beaucoup de bouche-à-oreille. J'envoie mon album dans les maisons de disque et aux contacts que nous avons. Je me prépare pour les festivals de l'an prochain. Faire le tour des festivals : Francofolie et autres. Parce que pour cette année, il est trop tard. J'ai une copine qui est en Europe et qui m'a transmis des adresses et des contacts en Europe. Je pense aussi aller faire un tour en Europe au mois de septembre. Tout dépend comment ça se passera cet été. Avant d'aller frapper aux portes, il faut être prêt. Je suis aussi à la recherche d'un agent. Un agent avec qui je vais bien m'entendre.
Merci beaucoup Luc !
Patricia Marchand
Club Culture
