EN TOUTE CONFIANCE

EN TOUTE CONFIANCE

(version française de « Confidence »)

 

Maintenant disponible en DVD

Christal Films

Réalisateur :  James Foley

Scénario :  Doug Jung

Distribution :  Edward Burns, Dustin Hoffman, Andy Garcia, Rachel Weisz, Paul Giamatti, Morris Chestnut, Franky G., Brian Van Hol, Tom "Tiny" Lister

 

Genre :  action/suspense

Durée :  98 minutes approx

 

Synopsis

Un jeune maître arnaqueur, Jake Vig (Burns) subtilise quelques centaines de milliers de dollars d’un comptable dont il ne soupçonne pas l’importance.  Erreur, il est un messager personnel d’un chef indépendant nommé le « King » (Hoffman).  D’ailleurs, l’un des éléments du groupe en paiera le prix…..

Dans l’impossibilité de remettre l’argent au propriétaire, Jake, en compagnie de ses acolytes, offre au King un gros coup – une arnaque originale – pour effacer sa dette et du coup, faire beaucoup d’argent.  Jake, le jeune freluquet, se mesure à l’expérience.  Deux générations s’affrontent.

-Le King – « Attention jeune homme, ton style pourrait bien devenir ta perte ! »

 

Scénario subtil, une histoire d’arnaque imprévisible dans laquelle nous retrouvons un Dustin Hoffman dans la peau d’un personnage névrosé, pervers, vieux routier de l’arnaque, d’intelligence supérieure frôlant la folie…..Puis, nous avons Jake, un beau jeune homme à l’assurance sans faille, meneur d’hommes, le cerveau du groupe également brillant, rusé, inventif. ….Il incarne le criminel angélique, le truand sensible et fidèle dans ses amitiés….Il possède un sens aigu de l’analyse et de la psychologie humaine.  C’est normal, il a été abandonné par sa mère quand il n’était encore qu’un enfant…..La rue, l’hypocrisie, la ruse ça le connaît.  Question de survie, ça le connaît.

Jake ébranle l’assurance du King.  Pour une des rares fois, il se mesure à un adversaire talentueux et coriace.

 

Malgré moi, je n’ai pu résister à la référence majeure de l’arnaque au cinéma avec le duo inoubliable :  Redford-Newman.

La ressemblance s’arrête là.  Mais, l’essence même de l’arnaque est la mise en scène, le plan, l’approche intelligente et originale sans avoir à tuer si ce n’est que dans une situation extrême de vie ou de mort.

 

Rien ne nous prépare à la mise en scène de la première arnaque, dans un petit bar minable.  Puis, l’habileté du scénario est de nous faire oublier cette scène…..parce que toutes les scènes suivantes alimentent le rythme de plus en plus accéléré.  Nous allons de surprise en surprise.

 

Les personnages qui s’ajoutent un à un……

Lupus, l’espion du King intégré au groupe de Jake pour assurer le résultat de l’opération et la trahison possible, Lili - la sulfureuse femme fatale au corps de déesse, la « Veuve Noire » du groupe, venue joindre les rangs – elle sert d’appât.  Elle utilise ses charmes et son talent d’aguichante pour attirer sa proie dans le filet.  Il y a deux policiers verreux - deux inséparables innocents et drôles -, servant d’accessoires à Jake au besoin, surveillés de près par un étrange agent fédéral sur les traces de Jake depuis de nombreuses années…..

Toute cette belle famille monte le coup du siècle !  Une arnaque de plus d’une dizaine de millions, subtilisés à une grande banque indépendante par le biais du V.-P. aux finances…..

 

Andy Garcia est méconnaissable et surprenant dans le rôle d’agent fédéral.

 

Deux scènes -courtes périodes - difficiles à regarder à cause du jeux de caméras.  Le passage interminable à répétition entre deux prises de vue (le même angle - le point A au point B– lors de discussions à la terrasse d’un café), où des gens et de voitures défilent sans arrêt.  Cette distraction nous empêche de se concentrer sur ce qui se dit entre les différents protagonistes.  Ce qui importe, c’est la discussion autour de la table et non d’avoir sans cesse des éléments qui sautillent, qui passent et qui repassent devant la caméra….À part ça, rien de dérangeant.  Le responsable de la photographie, n’est pas imaginatif, original ni inventif pour ajouter à l’atmosphère du film.  C’est plutôt banal comme travail.  Une chance qu’il y a le scénario, la mise en scène, les enchaînements, les effets de surprises et la performance des acteurs.

Ici, pas de courses folles dans la ville, de scènes interminables de fusillades ou de tueries inutiles.  Tout est dans la manière, tout est dans l’astuce, les atmosphères et l’intelligence de la mise en scène.

L’apothéose arrive à la toute fin.  Je ne vous en dit pas plus parce que si je continue, je vous enlève à coup sûr le plaisir et la surprise !

 

Bon cinéma !

Francine Charrette

Club-Culture