
Alliance
Atlantis Vivafilm
Réalisation
et scénarisation : Pete Jones
Produit
par Matt Damon, Ben Affleck et Chris Moore
Musique
Danny Lux
Image : Pete Biagi
Distribution : Aidan Quinn (Joe O’Malley), Bonnie Hunt
(Margaret O’Malley), Adi Stein (Pete), Eddie Kaye Thomas (Patrick O’Malley),
Kevin Pollak (Rabbi Jacobsen), Lisa Dodson (Mrs Jacobsen), Mike Weinberg (Danny
Jacobsen) Brian Dennehy (Father Kelly)
Durée : 95 minutes approx
Un
premier long métrage pour Pete Jones.
Génial
!
Histoire touchante sur la vie, deux familles et la foi inébranlable d’un petit garçon. Moments de la vie et l’amitié entre Pete O’Malley et Danny Jacobsen – deux amis engagés dans une quête spéciale, celle de changer le monde à l’âge de 8 ans.
La
plupart des enfants de troisième année scolaire passent leur été à jouer, à
flâner ou à se baigner. Mais quand
l’enseignante de l’école catholique où Pete étudie le réprimande à cause de son
attitude désinvolte, de ses espiègleries et de ses coups pendables et qu’il
risque d’en payer le prix, Pete s’engage dans une mission, laquelle est de
faire le bien dans sa communauté et prouver ainsi qu’il est digne d’entrer au
paradis….
L’école
est terminée et Pete retourne à la maison pour réfléchir à ce qu’il pourrait
bien accomplir de grand, d’important, pour se gagner une place au paradis. Après mûre réflexion, il décide d’aider les
gens à se préparer au dernier voyage et peut-être en convertir au moins un à la
religion catholique. Il décide d’aller
à la synagogue de son quartier et c’et là qu’il fait la rencontre du rabbi
Jacobsen. Un homme agréable et ouvert à
son projet. Pete lui demande la
permission de s’installer une table au bas des marches, juste à l’entrée, pour
offrir de la limonade gratuitement à quiconque en fait la demande.
Pete
se questionne sur les différences entre la religion orthodoxe et le
catholicisme : croyances, rites,
coutumes, objets religieux. Il
questionne les fondements même de la foi et il exige des réponses. Le curé de sa paroisse et le rabbi sont
perplexes devant ce petit garçon curieux, intrigué, déterminé à comprendre.
Par
un bel après-midi, Pete et l’un de ses frères sont assis à la table, buvant de
la limonade. Soudain, on entend des
sirènes et Pete voit le rabbi se précipiter dans sa voiture. Il y a un feu tout près et les deux jeunes
partent sur le lieux du sinistre.
Arrivés, ils aperçoivent un pompier se diriger à l’intérieur d’une
maison en flammes à la demande du rabbi.
Son petit garçon est à l’intérieur et il ne peut se résoudre à
l’abandonner sans essayer de le sauver…Le pompier ressort juste à temps, avant
une explosion, avec le bambin dans ses bras.
Il va bien, il n’a aucune blessure, seulement un choc et quelques difficultés
à respirer à cause de la fumée. Fiers
de leur père Pete et son frère l’appellent pour lui parler….Les voyant sur le
trottoir, la colère s’empare de Joe.
Les deux jeunes ont enfreint son ordre : il est défendu de traîner sur le lieux d’un sinistre. Ce n’est pas un spectacle et personne ne
peut se plaire à regarder des gens souffrir sans raison.
Ému
par la bravoure de Joe et surtout pour avoir sauver son fils unique d’une mort
certaine, le rabbi invite Joe et son fils Pete à visiter sa famille. Ils ont un fils unique de 7 ans, Danny. De plus, il a la leucémie. Présentement en rémission, il se remet de la
chimiothérapie. Peut-être que Pete et
Danny pourraient faire connaissance…..
C’est
ainsi que Pete et Danny deviennent des amis inséparables. Maintenant, Pete a un but qui lui tient à cœur : comme il est très malade, avant de mourir,
Danny doit se préparer à devenir catholique afin qu’il puisse accéder au
paradis. S’il ne le fait pas il n’y
sera pas admis parce que les juifs n’y ont pas droit. C’est donc à Pete que revient la responsabilité de son
initiation. C’est pourquoi il lui
prépare un test assez compliqué pour qu’il soit baptisé et qu’il puisse faire
sa première communion. Pour Pete, c’est
une promesse solennelle.
L’initiation
prendra la forme d’un « décathlon » et quand Danny réussira le test,
sa récompense sera une hostie – symbole du grand prix, une médaille au gagnant
-. Pour atteindre ce but, les deux
enfants auront à surmonter une foule d’obstacles : confrontations multiples (religions,
opinions divergentes, valeurs et coutumes des deux familles – l’une catholique
Irlandaise et l’autre Juive orthodoxe.)
Voilà
tout le sujet du film. Et, si vous
croyez avoir tout entendu détrompez-vous.
Le scénario et la mise en scène sont limpides, sobres tout en étant
riches et les personnages tellement plus vrais que nature que le résultat est
remarquable. Il n’est pas facile
d’aborder la religion, la foi, la vie et la mort, les valeurs humaines et
sociales qui, à la fois nous unissent et nous divisent sans tomber dans
l’exagération, la généralité ou les clichés.
« Stolen Summer » est un petit bijoux !
Ce
sont les enfants qui, sans le savoir, provoqueront des événements qui
inciteront chacun d’entre eux à faire son propre examen de conscience et
réévaluer son comportement. Les paroles
et les gestes prendront soudainement une toute autre dimension.
Deux
mondes : les adultes et les
enfants.
Deux
familles : l’une catholique et
l’autre Juive.
Deux
enfants de 7 et 8 ans tout à fait innocents et complices.
Joe
et Margaret ont huit enfants et les Jacobsen n’ont que Dany. Un monde les sépare mais pour Pete et Danny
il n’y a que l’amitié. Les enfants sont
très loin de l’intolérance, des préjugés, des faux fuyants et des petites
guerres de religion ou de pouvoirs qui se jouent dans le monde adulte. Les deux familles se targuent de vouloir ce
qu’il y a de mieux pour leurs enfants tout en les aidant à poursuivre leurs
rêves….Mais il en est tout autrement lorsque ceux-ci font leur choix.
Humour
et tendresse se côtoient, les petites choses de la vie se succèdent, chacun
vogue à ses occupations, les jours se suivent apportant son lot de
surprises. Cependant, une tempête se
prépare : une visite du rabbi chez
les O’Malley, pour offrir un présent soulignant la bravoure de Joe, suscitera
beaucoup de remous.
Encore
une fois, les enfants seront confrontés au pouvoir absolu du père. Le plus vieux rêve d’obtenir une bourse qui
l’aiderait à poursuivre ses études universitaires. Il rêve de devenir médecin mais Joe sait qu’il n’en a pas les
moyens……..
Une
histoire émouvante et humaine qui nous plonge dans des situations très proches
de la réalité. Beaucoup d’entre nous
sommes confrontés à des problèmes similaires.
Les
deux petits garçons – Mike Weinberg et Adi Stein sont extraordinaires. Ils deviennent les meilleurs copains du
monde en plus de nous faire partager leur complicité. Ils sont si naturels qu’à certains moments, on oublie qu’ils
jouent un rôle à l’écran.
Aucun
artifice, le seul effet spécial est l’incendie de la maison au début du film. On en a pas besoin puisque toute l’intrigue
ainsi que l’intérêt se concentrent sur le comportement de l’être humain, la
vie, le quotidien de gens ordinaires.
Un
petit détail : Pete et Danny sont
de vrais anges…..À cet âge on est plus magouillard, turbulent et peu soumis aux
exigences de papa et maman……
C’est
un peu énervant à la fin mais ce n’est qu’un petit détail….
Aidan
Quinn, Bonnie Hunt, Kevin Pollak et Brian Dennehy sont également
formidables. Un « casting »
très équilibré.
« Stolen
Summer », un film pour toute la famille !
À
voir absolument !
Bon
cinéma!
Francine
Charrette
Club-Culture