LA VÉRITÉ SI JE MENS

LA VÉRITÉ SI JE MENS ! 2

 

Les Films Séville

Un film de Thomas Gilou

Scénario :  Michel Munz & Gérard Bitton

Musiques :  DJ Abdel Hervé Rakotofiringa

Distribution :  Richard Anconina, Jose Garcia, Bruno Solo, Gilbert Melki, Gad Elmaleh, Daniel Prevost, Aure Atika, Amira Casar, Enrico Macias, Nicole Calfan, Elisa Tovati

 

Genre :  comédie

Durée :  106 minutes

 

La suite – quatre ans plus tard !

Synopsis

Dans le quartier du Sentier Eddie, Dov et Yvan décident de taper fort et négocient un contrat en or avec la grande distribution….Ils deviennent les pigeons d’une escroquerie menée de main de maître par le patron véreux d’Eurodiscount.  Au point même qu’Eddie va y perdre sa chemise…Dès lors, il décide de se venger et conçoit un plan qui va réunir et mobiliser tous ses amis.  C’est une occasion inespérée pour Serge Benamou de se racheter auprès de son cousin Patrick et de conquérir le cœur de Chochana.

 

 

Après le succès du premier film avec Elie Kakou, exit Vincent Elbaz, Richard Bohringer et Anthony Delon et plus de 5 millions de spectateurs à ce jour, Thomas Gilou nous revient avec une bande de copains tout aussi déroutants qu’originaux.  Au programme :  le tombeur inconscient, le père de famille et propriétaire d’une entreprise – grossiste en vêtements (le plus sérieux de tous), le gaffeur, esclave de ces messieurs et cousin du richissime homme d’affaires et, pour terminer, le timide auprès des femmes mais un vendeur né…..

Un éventail d’hommes dans la trentaine, dont le rêve est de devenir riches. Le thème principal du premier film était la crise identitaire et cette fois-ci, c’est le grand jeu des affaires dans l’univers de la distribution….

 

Juifs Séfarades et non-juifs, humour pied-noir et l’heureux mélange des us et coutumes sont absents et c’est dommage !

 

Ceci dit, le spectateur est en présence d’un déroulement de situations cocasses du genre sitcom classique.  Quelques bons gags, des personnages attachants et drôles.  Un de la bande emprunte la Rolls de son cousin, se fait passer pour un riche businessman et se fiance avec la fille d'Enrico Macias, un propriétaire de magasins de meubles.  Bruno Solo couche avec la femme de son meilleur ami parti draguer des filles à Los Angeles. Eddie Vuibert essaie tant bien que mal de cacher une faillite à sa femme qui est enceinte d’un deuxième enfant et comme tout finit bien, la bande de copains se réunissent pour monter une escroquerie avec une fausse usine de textile au Maroc…. Daniel Prévost sera à son tour le « dindon de la farce » et perdra plusieurs centaines de millions de francs dans l'affaire.

Dans « La Vérité si je mens ! 2 », les juifs pieds-noirs baignent dans la luxure avec cigares, voitures décapotables, portent des vêtements aux couleurs bonbons et sont des champions de golf.

Ils font tout pour se faire remarquer, blaguent comme des gamins en vacances et possèdent une plage à Saint-Tropez baptisée Benhamou Beach pour finir « riches à craquer ». Cette image à elle seule, vaut plus que tout le film….Argent = identité, pouvoir et respect…un cliché malheureusement répandu.

 

Un bon petit film pour vous détendre !

Bon cinéma !

Francine Charrette

Club-Culture