
For ever Mozart est un film à quatre petits sketches dans lequel un réalisateur se bat pour finir le sien. Ses plans sont contrecarrés par une offre de son neveu et de sa compagne pour aider à la production de leur pièce de théâtre à Sarajevo même, dit-on, s'il y a de nombreuses salles disponibles à Paris pour y performer. Finalement, tous les trois partent accompagnés de leur jeune servante musulmane, malheureuse de son sort.
En approchant de la ville, c'est la guerre. Le réalisateur décide de faire demi-tour et d'achever son film, malgré tous les problèmes de production que cela comporte et de l'actrice qui ne peut dire sa réplique correctement. La sortie du film se fait de façon catastrophique, à son grand désespoir.
Jean-Luc Godard, le semi-réaliste, l'écrivain, le réalisateur de la Nouvelle Vague, étoffe son talent par une narration incohérente et chargée. Par contre, plusieurs phrases nous éblouissent comme l'effet d'un flash-photo. Il fait ressortir la violence crue de la guerre et celle que l'on s'impose subtilement. Et pour nous aider à passer au travers, il y a la musique et le cinéma... De magnifiques parrallèles sont à observer comme le nom du cinéma qui présente ce beau film à connotations philosophiques.
Andrée Roy
Pour Club Culture
