LE SOURIRE DE MONA LISA

LE SOURIRE DE MONA LISA

(Mona Lisa Smile)

 

Réalisateur :  Mike Newell

Scénario:  Lawrence Conner, Mark Rosenthal

Distribution :  Julia Roberts (Katherine Watson), Kirsten Dunst (Betty Warren), Julia Stiles (Joan Brandwyn), Maggie Gyllenhaal (Giselle Levy), Dominic West (Bill Dunbar),  Juliet Stevenson (Amanda Armstrong), Marcia Gay Harden (Nancy Abbey), Ginnifer Goodwin (Connie Baker)

 

Musique:  Rachel Portman

 

Genre:  comédie dramatique

Durée:  2 heures

 

Synopsis

En 1953, Katherine Watson, une jeune femme libre d'esprit, fraîchement diplômée de l'université de Bekerley en histoire de l’Art, intègre la prestigieuse école pour filles de Wellesley pour enseigner. 

Déterminée à affronter les clichés et les moeurs anciens d’une société très bourgeoise et de son institution, elle insuffle à ses étudiantes dont Betty et Joan, l'envie de se dépasser, d’être indépendante et libre penseur sans oublier de trouver le courage de mener l'existence qu'elles souhaitent réellement vivre.

 

Les années 50 après la deuxième Guerre Mondiale.  Un bouleversement complet de la société nord-américaine dans les valeurs, les traditions, les coutumes, les libertés individuelles, l’émancipation de la femme….

À cette époque dans les grandes Universités américaines, une jeune femme apprenait la littérature française, les mathématiques, la physique et l’histoire de l’Art tout en apprenant les bonnes manières, les arts ménagers et les règles à suivre dans la société bourgeoise.  À la fois l’érudition et la marche vers des professions libérales pour les femmes et, l’éternelle formation du métier d’épouse modèle et de mère au foyer.

 

C’est exactement là que toute la dynamique se joue.  La jeune et belle Katherine Ann Watson interprétée par Julia Roberts vient semer le désordre dans l’esprit de ces jeunes femmes et épouses en devenir.  Un désordre créatif et dynamique plutôt bénéfique !

Enfermées depuis longtemps dans un moule dictatorial maintenu en place par des mères trop souvent déçues dans leur vie personnelle, les jeunes femmes issues de familles bourgeoises ont à faire face à un dilemme majeur : celui de choisir et celui de se battre pour atteindre et réaliser ses rêves….

Supérieures et brillantes le petit groupe d’amies formées de Joan, Betty, Giselle et Connie constatent rapidement que la réussite autant que le bonheur de la vie d’une femme ne sont pas uniquement liés à un bon mariage et à la maternité.  Une femme peut également poursuivre ses rêves d’épouse, de mère et inclure sa carrière.

Le mariage n’est pas une obligation mais un choix.  « On ne fait pas une omelette sans casser des œufs ! »

Les propos tenus dans ce film démontrent à quel point il est difficile de changer les vieilles habitudes, les croyances, surtout quand les répercussions ébranlent les fondements même d’une société.

À travers les aventures de chacune de ses meilleures étudiantes, Katherine Watson essaie de leur inculquer la force et l’importance du  libre choix.  En même temps, elle s’éprend de l’élégant professeur d’Italien, Bill Dunbar et amant de l’aguichante Giselle.

De bons échanges entre les jeunes comédiennes, un rappel des clichés nourris à la source par la mère et la famille.

Un moment poignant du film :  les annonces publicitaires décriées par une Katherine Watson en colère.  Elle dénonce les carrières brisées à jamais de jeunes femmes diplômées de l’Université avec les honneurs : en physique, en littérature, en sciences pures, en psychologie personnifiant la belle jeune épouse sage et soumise à côté de produits ménagers dans des magazines populaires.

Ce film ne se veut pas une étude exhaustive de la société des années 53.  Le film ne fait qu’effleurer l’époque mais c’est tout de même un portrait révélateur de l’émergence du féminisme de masse– liberté et égalité – et une prise de conscience du chemin parcouru depuis les années 50 par les femmes.

 

Un bon film, un bon divertissement et une brillante performance de toute une équipe de jeunes comédiennes.  Le jeu de Julia Roberts est pétillant et émouvant !

Un film pour toute la famille !

 

 

Bon cinéma !

Francine Charrette

Club-Culture