
DreamWorks
Réalisateur : Gore Verbinski
Scénario : J.H. Wyman
Distribution:
Brad Pitt, Julia Roberts, James Gandolfini
Durée: 100 minutes approx
Suspense/comédie
(violence,
langage cru)
Jerry
Welbach (Brad Pitt), est un adorable macho irresponsable à qui on a donné deux
ultimatums : le premier vient de
son patron (petite mafia). Il doit
voyager et aller au Mexique pour récupérer un pistolet très ancien et très
précieux (un objet de collection) connu sous le nom de : « The Mexican » ou, accepter les
conséquences de son refus….
Le
deuxième vient de sa petite amie Samantha (Julia Roberts). Elle exige qu’il cesse toute activité
criminelle et qu’il n’ait plus de lien avec la petite mafia….
Jerry
analyse la situation : vaut mieux
rester en vie et passer à travers les problèmes avec Samantha que de se faire
éliminer…alors il part pour le Mexique.
Trouver
le fusil s’avère très facile mais le ramener sans se faire tuer, ça c’est une
autre affaire….Il existe une légende à propos du pistolet « The
Mexican », il porte malheur à celui qui le touche ou le
possède….Malheureusement, il doit reconnaître que la légende, ce n’est pas du
bidon parce que Samantha est kidnappée et gardée en otage pour assurer le
retour du fusil à son nouveau propriétaire.
On
admirait et appréciait le talent de comédienne de Julia Roberts mais nous avons
découvert une facette de Brad Pitt pour la comédie. Immédiatement, il plaît.
D’un naturel étonnant, en aucun temps il nous vient à l’esprit de
questionner son innocence et sa candeur à la fois désarmante mais vrai. Son
personnage ne possède aucune malice, Jerry s’amuse et son côté chérubin en
prend un coup lorsqu’il apprend que Samantha devient une pièce de marchandise
en garantie pour son patron. La
réalité, le danger et la mort le frappent comme un vrai coup de poing.
Le
rythme, l’ambiance, les répliques, le jeu des comédiens, la qualité d’image,
tout est mis en œuvre pour concocter une comédie réussie, sans piétiner et avec
goût. Le duo Roberts et Gandolfini est
également une belle surprise. La chimie
accroche entre ces deux personnages parce qu’ils sont différents : l’une est de la dynamite, une boule
d’émotion et l’autre, posé et plutôt introverti.
Une
partie de la production a été filmé à plus de 8 000 pieds d’altitude à San Luis
Potosi dans la ville de Real De Catorce.
Une petite ville de 1 200 habitants accessible via 15,5miles de route
montagneuse et un tunnel d’un mille et demi l’Ogarrio Tunnel, construit dans la
montagne à bout de bras, il y a une centaine d’années pour les besoins d’une
mine d’argent, maintenant désertée.
Pour la préparation, une équipe de contracteurs spécialisés se sont mis
à l’ouvrage pour rajeunir l’infrastructure : les systèmes d’aqueduc, l’électricité, la plomberie et les
systèmes de télécommunication. Un
héliport a été construit, un service de téléphonie cellulaire a été installé et
les hôtels de la place ont reçu un lifting pour loger toute l’équipe de
tournage. Toutes ces améliorations
permettront à cette petite ville d’offrir de meilleurs services et par
conséquent, l’économie ne peut que bénéficier de tous les ajouts.
Une
belle production, une comédie à voir.
Bon
cinéma!
Francine
Charrette
Club-Culture