
Réalisation
et scénario : Andy Wachowski et
Larry Wachowski
Directeur
photo : Bill Pope
Musiques originales : Don Dabis, Rob Dougan, Scott Humphrey,
Marilyn Manson, Paul Oakenfold, P.O.D., Sonny Sandoval, Ben Watkins, Rob
Zombie.
Distribution: Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss, Hugo Weeving, Matt McColm, David
Kilde, Laurence Fischburne, Gloria Foster, Randall Duk Kim, Helmut Bakaitis,
Monica Bellucci, Daniel Bernhardt, Ian Bliss et plusieurs autres.
Deuxième
chapitre du film culte: “Matrix“
Genre : Science-fiction/fantastique/suspense
Durée : 120 minutes approx
L’histoire
continue….Néo est devenu « L’Élu » - le sauveur attendu. Quelques mois après la fin de la première
partie, il commence à faire des rêves prémonitoires concernant sa partenaire et
amoureuse – Trinity. L’agent Smith,
l’ennemi no.1 de Néo revient en tant que virus ayant le pouvoir de se
multiplier à l’infini……Pendant ce temps les machines destructrices pour lesquelles leur but ultime est de
rendre esclave l’humain, sont conviées à se regrouper pour porter le coup fatal
à Zion. Parallèlement à cette
situation, de plus en plus de gens, rendus esclaves dans l’univers des
« machines » se réveillent en dehors de la Matrice tentant de vivre
dans un monde brutal. À mesure qu’ils
se multiplient, la bataille devient inévitable – Zion doit disparaître une fois
pour toute. C’est le seul bastion, le
centre vital de la résistance humaine…..250 000 sentinelles travaillent avec
acharnement et sans relâche à détruire tous les obstacles sur leur passage.
L’Oracle
invite Néo à suivre ses instructions afin de retrouver le « faiseur de
clés » - celui qui conaît où se trouve « la source » de la
Matrice sans quoi, son échec conduirait irrémédiablement à la destruction
totale et finale de Zion et de la race humaine.
Le
premier grand visionnaire de contes et légendes futuristes et je parle ici de
Jules Verne, nous aurait probablement surpris s’il vivait à notre époque. Il
aurait certainement été scénariste et cinéaste à Hollywood !
Dans ce
volet, nous avons une combinaison de personnages illustres, mythiques, des
héros de contes et légendes revisités au XXIe siècle, version futuriste.
La
Trilogie du Seigneur des anneaux, Batman, la Planète des Singes, Superman,
Blanche Neige pour ne citer que ceux-là.
C’est dans la symbolique même de l’histoire (quête du bien, combat sans
merci contre le mal) et de ses sujets que nous retrouvons les gênes de ces
personnages. Nous n’avons qu’à regarder
Néo voler à la vitesse de l’éclair (référence à Superman) poing devant ou voir
Trinity ressusciter (référence à Blanche Neige) quand Néo rentre sa main à
l’intérieur du corps de sa belle pour en extraire la balle meurtrière et pomper
son cœur pour retrouver le rythme cardiaque…... on retombe à l’époque de notre
enfance, des lectures imaginaires, des premiers héros sur le petit écran. L’écart entre les générations n’existe plus
!
Le
traitement, grâce aux progrès technologiques, permet l’imagerie en temps réel
dans des décors fantasmagoriques où se mélangent le vrai et le faux……
Thèmes : le bien contre le mal, la justice contre le machiavélisme,
l’humain contre la machine sans oublier la force vitale de l’amour à laquelle
les scénaristes lui collent un symbole d’immortalité.
Et, à
travers ce film-BD futuriste, digne des « Star Trek », nous serons
éblouis par l’utilisation phénoménale des effets visuels et spéciaux. Tous les éléments concernant les phénomènes
du paranormal et des forces surnaturelles abondent. C’est l’histoire des chefs et de leur combat en vis-à-vis. Le reste de la population – hommes, femmes
et enfants qui constituent la majorité est pour sa part écarté.
Contrairement
à l’approche générale qui est de relier les forces du mal dans un univers
sous-terrain dans la noirceur, les forces du bien sont reliées au grand jour sur
la terre ferme, à l’air pur et à la nature. C’est tout à fait le contraire pour
« La Matrice ».
« La
Matrice » -lieu froid et sans âme, aux édifices de métal, de verre teinté,
de béton où l’absence de luminosité et de végétation déstabilise.
Tandis
que Zion est au cœur même de la Terre – des corridors sans fin, des lieux où
tout est fabriqué de toute pièce :
air, lumière, eau, feu.
Également,
le scénario alimente un sentiment étrange de « zombies » par le
truchement d’une population homogène, composée de personnages mâles inhumains
fabriqués par le système et d’hommes-machines qui ont le pouvoir de se
transformer et qui se ressemblent tous.
Il y a aussi quelques hommes dénués de toute notion de bien qui ont
vendus leur âme uniquement pour le pouvoir.
Les quelques femmes, compagnes de ces êtres dégénérés, frôlent l’image
de la putain et de l’esclave – une image dégénératrice.
Il y a
l’absence presque totale de lumière, et dans les édifices, une ambiance
aseptisée voire stérile que nous suggère les décors de « La
Matrice ».
Le seul
moment où nous apercevons des enfants et des couples, est le moment du grand
rassemblement des humains sur Zion, se terminant dans un grand
« happening », des images qui nous rappellent les fêtes luxuriantes
et démesurées à l’époque des Romains et de ses empereurs…..une scène presque
biblique !
Pourtant,
cette toile gargantuesque fonctionne.
L’utilisation des symboles, les poursuites infernales, les acrobaties
magiques, les sublimes chorégraphies de combats sur fond de conte fantastique
avec des personnages mythiques et de leur quête du bien prend toute l’espace et
c’est exactement ce à quoi nous sommes conviés. Enlevez les décors futuristes, les effets visuels et spéciaux,
les costumes extravagants et il vous reste l’essence même des personnages et
des thèmes utilisés. Ici, on invente
rien, on ne fait qu’explorer de nouvelles manières…..mais c’est tout un
exploit.
Pour
moi, après « Blade Runner » et « Star Trek »,
« Matrix » vient joindre les rangs des grands.
Si vous
voulez en savoir plus sur le comment et le contenu du film, vous avez le loisir
de vous procurer des revues et magazines de cinéma. Tous et toutes ont abondamment écrits sur le scénario, ont pris
des photos sur les plateaux de tournage.
Il y a aussi beaucoup d’entrevues avec les principaux acteurs et les
frères Andy et Larry Wachowski.
Quel
sera le troisième épisode ? Quelles
surprises nous attend ? Nous aurons le
plaisir de voir sur grand écran, la fin de la série « Matrix » cet
automne, au plus tard, début 2004.
Un DVD
(deux disques) est maintenant disponibles pour les mordus ! cliquez ici pour l'acheter.
À voir,
bon cinéma !
Francine
Charrette
Club-Culture