FINDING HOME

FINDING HOME

 

Cinémas des Amériques – Etats-Unis 2003

Festival des Films du monde 2003

 

Réalisateur :  Lawrence David Foldes

Scénariste :  Lawrence David Foldes et Grafton S. Harper

Musique :  Joseph Conlan

Distribution :  Geneviève Bujold (Katie), Lisa Brenner (Amanda), Louise Fletcher (grand-mère), Justin Henry (Prescott), Jason Miller (exécuteur testamentaire), Johnny Messner (Nick), Sherri Saum (candace), Misha Collins (Dave), Jeannetta Arnette.

 

Genre :  drame familial (drame psychologique)

Durée :  132 minutes

 

Synopsis

Depuis son enfance, Amanda est tourmentée par les vagues souvenirs d’un passé traumatisant, alors qu’on l’a forcée à se séparer de sa grand-mère et à ainsi s’éloigner de l’endroit qu’elle aimait le plus au monde.  Aujourd’hui, elle doit faire face à un passé familial mouvementé et à la douleur qu’elle a longtemps réprimée, alors qu’elle est contrainte de retourner dans l’auberge de sa grand-mère, située sur une île éloignée de la côte de Nouvelle-Angleterre.  À travers les souvenirs éparpillés d’Amanda, ressurgissent les événements qui ont forgé son enfance et brisé sa famille :  un lourd héritage rempli de secrets et de trahisons, ses sentiments conflictuels à l’égard du jeune gardien de l’auberge et cette journée inoubliable où sa mère l’a tenue à l’écart de tout ce qu’elle aimait.  À travers la crise existentielle qu’elle traverse, Amanda est poussée à remettre en question sa propre existence et ses valeurs.

 

 

Ce sont sur les frêles épaules de Lisa Brenner que reposent le film.  Un rôle de composition extrêmement complexe, tortueux et exigeant (fragilité-angoisse-tourmente-peur-confusion-ambivalence).  Même les flash-back prennent toute leur signification dans ce qui précède et ce qui suit et ce, à même le jeu de cette jeune actrice.  Par conséquent, le moindre faux pas, la moindre défaillance dans l’intensité et la fragilité du personnage influent à la fois sur toute la mise en scène, la crédibilité de l’histoire et de ses relations avec les autres protagonistes (équilibre émotionnel).

Malheureusement, Lisa Brenner n’est pas à la hauteur des attentes, elle ne livre pas la marchandise !

Et qui plus est, pâlit un peu plus devant la forte performance des actrices telles que Louise Fletcher, Geneviève Bujold et Jeannetta Arnette.

Le jeu de Lisa Brenner est trop mécanique, il manque d’émotion, de trippes……de subtilités.  Dans ses yeux, sa voix, ses gestes, son attitude et sa physionomie, Lisa Brenner récite plus souvent qu’elle ressent ou qu’elle vit ce qu’elle doit livrer. 

 

Le sujet est loin d’être nouveau mais la saveur de « Finding Home » vient de la structure, de la mise en scène, des décors et de la qualité de la photographie, sans oublier la trame musicale – évocatrice, des ingrédients essentiels pour ce genre de film.

Malgré la faiblesse de Lisa Brenner, il est agréable de découvrir de nouveaux visages. 

 

La tension est palpable entre la grand-mère et sa fille.  Dès le début, Lawrence David Foldes laisse planer le doute sur ce qui s’est vraiment passé, il y a une quinzaine d’années.  Comme spectateur, nous savons qu’il y a beaucoup plus que ce qu’il veut bien nous laisser croire.

Katie nous intrigue par son attitude mystérieuse - celle qui sait tout, qui voit tout, fidèle et généreuse mais, silencieuse et discrète.  Le talent de Geneviève Bujold ne s’est pas tari.  Elle sait encore nous surprendre et nous émouvoir.

 

La mère d’Amanda – tyranique, marquée par un événement tragique….elle déteste sa mère au point de briser brutalement ses liens familiaux en plus de traumatiser à jamais la jeune Amanda en la privant de l’amour de sa grand-mère sans lui expliquer les raisons de cette décision.

 

Petit à petit, Amanda découvre des indices dans un livre; une énigme à résoudre que sa grand-mère lui a laissée avant sa mort; des lettres ficeléess, oubliées au fond d’un secrétaire; des objets dans le grenier; des endroits redécouverts lors de promenades solitaires, ect……

 

Il y a quelques longueurs (à jouer sur les indices et les petits événements qui mèneront à la vérité le réalisateur n’en fini plus d’expliquer). Vers la fin, nous sommes impatients de voir enfin surgir la vraie histoire sur les événements qui ont mené à une rupture et au traumatisme d’Amanda.  Le film s’éternise.

Quan il n’y a plus de progression, que l’on sent le rythme se briser, que la résolution du problème est évidente, il faut boucler la boucle. 

 

La fin ressemble étrangement aux fins des films « rose bonbon » d’amours classiques hollywoodiens….C’est léger, gentil mais cela manque définitivmenet d’originalité.

Cette façon de faire ne cadre pas très bien avec la cadence et l’utilisation du « temps » dans lesquels le réalisateur a encadré l’histoire au contraire : c’est rapide, les scènes chevauchent plusieurs années en un temps record - « facteur temps » est en accéléré –

Un détail me direz-vous mais ce changement brusque nous déstabilise et nous enlève l’élément magique de l’histoire.

 

En soi, un bon scénario – une réalisation soignée, des atmosphères réussies, une musique qui vous berce tout au long du film…..de beaux moments, un décor magnifique !

 

Bon cinéma !

Francine Charrette

Club-Culture