
QUE FAISAIENT LES FEMMES PENDANT QUE L’HOMME MARCHAIT SUR LA LUNE ?
(français)
Réalisation :
Chris Vasder Stappen
Scénario : Chris Vander Stappen
Musique : Ionel Petroi et Frédéric Vercheval
Distribution : Marie Bunel, Tsilla Chelton, Mimie Mathy, Hélène Vincent, Macha Grenon
Genre :
comédie/tragédie
Durée :
100 minutes approx
Nous sommes le 10 juillet 1969 et
l'homme se prépare à marcher sur la lune. Pour sa fille Sacha,
Esther avait rêvé d'un mariage prestigieux et fructueux, d'une vie sans
histoires dans une jolie ville de banlieue cossue et d'une brillante carrière
en médecine. Aussi, lorsque Sacha revient après deux années d'études à
Montréal. Esther ne se doute pas qu'il n'y
aura jamais ni mariage, ni descendance, ni villa, ni diplôme, ni carrière.
Un premier film sur le thème des
relations familiales écrit en collaboration avec les principaux acteurs pour
plus d’authenticité.
Situations comiques, des scènes
tragiques, un huis-clos où les acteurs vivent leur quotidien.
Successions des scènes précédées
par une image aux couleurs bonbons :
une corde à linge sur laquelle on retrouve des draps de couleurs,
derrière une boîte à fleurs – fleurs artificielles - sous une fenêtre fermée et
toujours une musique entraînante provenant d’une radio…..Nous sommes dans les
années 60.
Les draps de couleurs font office
de rideaux de scènes…..
Chacun des personnages cachent
quelque chose – leur secret reste enfoui sous des airs de « faux
bonheurs » et à tour de rôle, le spectateur est amené à les
découvrir. Ces situations ont quelque
chose de troublant, difficile à partager avec les autres membres de la famille. Des non-dits, des taboos provoquant des
situations difficiles. Chacun vit dans
sa souffrance.
Mimi Mathy – dans un rôle émouvant
d’une petite personne qui nourrit sa peine en parlant continuellement à son
poisson rouge. Se sentant mise de côté
à cause de son apparence, elle montre un visage d’indifférence et
d’amertume. Hélène (mère) dans la peau
d’une femme au bord de la névrose, un mélange entre l’adulte et l’innocence
d’enfant aux prises avec l’image et les regards des autres…..
Un père qui refuse d’avouer à sa
femme que la faillite est imminente en subtilisant le courrier. La grand-mère qui observe en silence,
émettant des sons à quelques reprises et s’éclipse à la sauvette comme si elle
allait à un rendez-vous galant…et pour finir, Sacha qui revient de Montréal
avec une nouvelle difficile à avouer :
elle n’est pas médecin, elle a laissé ses études et en plus, elle est
lesbienne……
Toutes ces situations provoquent
des crises de plus en plus sérieuses.
La pression monte, l’explosion est prévisible. Comment tout ça va finir ?
Qui va craquer le premier ?
Une touche théâtrale, une
complicité de tous les instants et des personnages bigarrés nous font découvrir
la non-conformité dans toute sa splendeur.
Par contre, un événement s’avère l’élément de mutation de tous et
toutes, alors que tout semble aller nulle part…..
Doux, tendre, drôle, chaotique et
parfois tragique, le scénario évolue et transcende les clichés.
Un film intelligent !
Bon cinéma !
Francine Charrette
Club-Culture