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Dans The Associate, Whoopi Goldberg joue le rôle de Laurel Ayres, une courtière en placements qui excelle dans sa spécialité mais qui ne reçoit jamais la reconnaissance qui lui est due. Après s'être faite voler une promotion par son collègue (Tim Daly) et avoir compris qu'elle ne serait jamais prise au sérieux parce qu'elle est une femme,cette dernière décide de fonder sa propre firme de placements. Après avoir essuyé de multiples refus à cause de son sexe, et en désespoir de cause, Laurel se créera unassocié fictif dont le nom, inspiré par celui d'une marque de Scotch, sera Robert Cutty.
Cet insaisissable associé, à qui Laurel un faire-valoir parfait, permettra à sa créatrice d'utiliser ses idées géniales et de rester en charge de l'entreprise à l'insu de tous. Avec l'aide d'une ancienne employée de son ex-patron, Sally, Laurel réussira à faire de sa firme un succès alors que, simultanément, la spéculation à propos de Cutty viendra lui nuire. En effet, un complot ayant pour but de faire apparaître Cutty en public forcera son alter-égo à le faire passer du mythe à la réalité. Acculée au pied du mur, la mystificatrice se fera faire un déguisement qui donnera au personnage de Cutty des airs de Brando. Sous les traits de Cutty, Laurel ira d'une mésaventure à l'autre, allant même jusqu'à subir les avances d'une admiratrice (Bebe Neuwirth). Écoeurée de ce que la gloire aille encore à un autre, et de tous les problèmes qu'il lui cause, la fraudeuse décide que le meilleur moyen de se débarrasser de lui est de le "tuer", chose qui s'avère finalement impossible à faire, malgré tous ses efforts et ceux de sa comparse, et qui amène le début de ses vrais problèmes.
The Associate est un film qui, bien qu'étant un comédie, porte sur un sujet qui est toujours d'actualité: c'est-à-dire que les femmes doivent encore bien souvent se battre pour être reconnues comme étant égales aux hommes. Le sujet est tout de même traité avec humour et bon goût. Mais on peut souvent voir venir les gags à l'avance, et surtout la fin, ce qui n'enlève tout de même rien au film. En somme, ce film est une bonne petite comédie politically correct qui sait amuser sans toutefois innover.
Jean-Sébastien Canicchio
pour Club Culture