BLUE CAR (Festival des Films du Monde 2002)

BLUE CAR        (Festival des Films du Monde 2002)

Volet : Compétition officielle

États-Unis

96 minutes

 

Réalisatrice: Karen Moncrieff

Scénario : Karen Moncrieff

Musique: Stuart Spencer- Nash

Distribution: Davis Stratheim, Agnes Bruckner, Margaret Colin

 

Synopsis :

Depuis le départ de son père Meg est incapable de communiquer avec sa mère, qui la néglige. Elle passe beaucoup de temps avec sa petite sœur Lily, laquelle est gravement perturbée par la séparation de leurs parents. Adolescente douée pour l’écriture, Meg exprime son désarroi en écrivant des poèmes. Elle attire l’attention de son professeur de littérature, Auster, qui la pousse à participer à un concours en Floride pour jeunes poètes. Jadis romancier plein de promesses, il a décidé de devenir le guide de la jeune fille. En prise à de plus en plus de difficultés familiales et affectives Meg compte sur l’amitié d’Auster. Lors du séjour en Floride elle va découvrir que son professeur a lui aussi des faiblesses et des problèmes d’ordre familial.

La lucidité du regard des  ados sur le monde des adultes, la révolte qui s’en suit, tout cela se retrouve sans surprise dans l’histoire. Parmi la légion de films traitant de vie familiale perturbée, celui-ci n’apporte rien de nouveau, mais parle cependant avec une certaine finesse de la souffrance des enfants, celle que la petite sœur n’arrivera pas à surmonter.

 Pourtant le scénario pèche par son manque d’invention et un enchaînement de situations prévisibles. Le personnage de la mère est peu approfondi et presque caricatural. On a vite cerné le personnage du professeur et la déception éprouvée par Meg et la fin  tombe plutôt à plat.

La réalisatrice Karen Moncrieff signe ici son premier long métrage. Le film est construit autour du regard de l’adolescente et c’est sans doute ce qui en fait l’intérêt majeur car le personnage de Meg est bien défendu par l’actrice Agnes Bruckner. On peut cependant regretter que ce parti pris de mise en avant du point de vue de l’adolescente ne soit pas mieux exploité.

 

Mariette Gutherz

Club Culture