
La comédie que nous propose Anne Wheeler, réalisatrice de nombreux films tels que : The Sleep Room, Mother Trucker, A War Story, Loyalties..., nous plonge directement dans ces deux mondes qui finalement se rejoignent pour nous crier bien fort leur message : l'amour ne se commande pas, un homosexuel, homme ou femme, un transsexuel, un hétérosexuel, tous ont le droit de ressentir l'amour sans être jugé, sans avoir à rendre de compte à la société qui n'a jamais cessé de les marginaliser.
C'est donc avec douceur et force que Better than Chocolate nous fait partager la vie de Maggie (Karyn Dwyer) qui tombe follement amoureuse de Kim (Christina Cox), une artiste au charme foudroyant. Ne voulant pas avouer sa différence à sa famille, Maggie va pourtant devoir affronter le regard de sa mère qui débarque chez elle en pleine dépression " conjugale ".. Un autre aveu semble également difficile : Judy, nommée Jérémy à sa naissance (Peter Outerbridge), doit avouer son amour à Frances (Anne-Marie McDonald), une femme dite lesbienne, propriétaire d'une librairie gay dans laquelle travaille aussi Maggie.
Enfin, entre deux histoires d'amour compliquées, on assiste également à d'autres découvertes qui concernent pourtant des gens " sexuellement normaux ". Une mère découvre le plaisir procuré par les jouets sexuels de sa fille, un frère apprend que la sodomie ne concerne pas seulement les homosexuels...
C'est donc sans manière que nous sont présentées des vies, différentes de la nôtre certes, mais tellement possibles, tellement réalistes... Qui pourrait penser aimer une personne du même sexe ? Personne, normalement, et pourtant l'amour homosexuel ressemble bien à toutes les histoires d'amour que l'on peut vivre, le regard des autres en plus...
Izabel Viaud.
Club-Culture.