
Comédie française
(vidéo)
Avec Christian Clavier et Gérard
Depardieu
Durée 107 minutes
Mission Cléopâtre (ou tout sur l’art
de parodier une parodie)
Numérobis, un architecte mandaté par sa capricieuse majesté Cléopâtre, n'a que trois mois pour mener à bien le pari fou lancé par la reine d'Egypte à l’arrogant Jules César. Lui construire le plus somptueux des palais dans un désert aride. Impossible? C'est un mot que les irréductibles Gaulois, Astérix, Obélix et le fabuleux Panoramix ne connaissent pas. Armés de la potion magique, ils feront tout pour aider le jeune Numérobis dans son entreprise, en dépit de la perfidie d’Amonbofils, l’architecte royal jaloux et en dépit des tricheries de Jules César et ses armées.
Cette comédie est une reconstitution
très fidèle de la bande dessiné de Goscinny et Uderzo, avec quelques incursions
brèves de parodies dans certains classiques du 20ième siècles. La
présence des acteurs principaux Depardieu et Clavier est époustouflante et on
jurerait que Gerard Depardieu est venu au monde pour interpréter le personnage
d’Obélix, tant ce rôle lui sied à merveille.
Je dois avouer que tous les acteurs
sont crédibles et plus vrais que nature dans leurs personnages, y compris
Idéfix, le petit chien d’Obélix qui mord dans le rôle. L’humour est à la fois
visuel et sonore et le réalisateur nous surprend de temps à autre en utilisant
quelques clins d’œil et en plongeant complètement dans l’absurde. Les jeux de
mots (et de noms) sont omniprésents selon la tradition de ces bandes
dessinées et on a envie de revoir le film une seconde fois afin de s’assurer
qu’on a bien saisi toutes les nuances, toutes les saveurs burlesques de ces
jeux de mots ou de noms. Les décors en carton pâte sont convaincants et les
effets spéciaux sans être très élaborés, sont saisissants et se prêtent bien à
un style comédie ou bande dessinée.
Bref, un film à voir pour les effets
visuels et sonores, les jeux de mots, la performance des interprètes et
l’amusement en général des petits comme des grands cinéphiles.
A voir et à revoir.
Patrick
Club-Culture