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Twelfth Night

Réalisateur: Trevor Nunn.
Avec: Helena Bonham Carter, Richard E. Grant et Nigel Hawtorne.

La comtesse Olivia (Helena Bonham Carter) est en deuil de son frère et de son père, morts récemment. À cet effet, elle a décidé de ne pas avoir de contacts avec des hommes pendant les sept années qui suivront. Elle repousse particulièrement les avances du Duc Orsino, un prétendant assidu. Celui-ci a d'ailleurs depuis peu à son service un jeune homme de confiance, Cesario. Mais en fait, cette jeune personne n'est nulle autre qu'une jeune femme, Viola. Cette dernière a décidé de se travestir en garçon pour survivre alors qu'à la suite d'un naufrage elle a échoué seule sur les rives de Illyria, un pays fictif. Elle se déguise donc dans le but de travailler pour le duc et pour honorer la mémoire de son frère jumeau qu'elle croit avoir perdu durant le naufrage. Assez vite, elle sera appelée à aller vanter les mérites du duc auprès de celle qu'il convoite, Olivia. Mais, cette dernière à la vue de Cesario s'en éprendra, alors que Cesario (Viola), elle, est amoureuse de son patron, le duc. Lorsque le jumeau de Viola, Sebastian, arrivera dans le décor, tout le monde sera confondu, et la vérité finalement éclatera au grand jour.

Parallèlement à tout ça, il y a toute une vie qui se déroule dans la demeure de la comtesse entre sa servante, son serviteur, son oncle et un gentilhomme excentrique(Richard E. Grant) de passage, alors que certains abusent de leur ruse face aux autres. Tout cela sous l'oeil observateur et sage du ménestrel Feste, qui se promène d'endroit en endroit en distribuant ses précieux conseils. Et, à la fin du film, tout le monde aura trouvé son compte.

L'histoire de Twelfth Night est pleine de rebondissements et de quiproquos. C'est sûrement ce qui explique qu'elle soit la comédie la plus populaire de Shakespeare, car elle est constamment divertissante. Bien sûr, nous avons ici affaire à un humour shakespearien, donc d'une autre époque, mais c'est un classique dans le genre. Les acteurs le rendent d'ailleurs tous très bien, ayant eux aussi l'air sorti de cette période. Il faut dire qu'on a pour l'occasion réuni des acteurs considérés comme étant parmi les meilleurs acteurs classiques d'Angleterre. C'est ce qui explique que dans la version anglaise on aie droit à un fort accent british auquel il faut s'habituer. Mais, ne serait-ce que pour la musicalité de cette langue, et la somptuosité des décors et des costumes, ce film constitue un dépaysement intéressant.

Pascale Canicchio
pour Club Culture